Je suis diabétique. Le diabète, c'est quand on a trop de sucre dans le sang. Le pancréas ne sécrète plus assez d'insuline dans le corps, donc, on se fait des injections. Moi, j'en ai 4 par jour.
Pour contrôler ma glycémie, je me pique le bout du doigt et c'est ainsi que je peux voir combien d'unité d'insuline je dois mettre. Ma glycémie doit être entre 0.60 et 1.80. Si elle est en dessous, on est en hypoglycémie et si elle est au dessus, on est en hyperglycémie. Dans les deux cas, on n'est pas bien.
Il y a différents symptômes, que je ne vais pas tous énumérer :
_En hypoglycémie, on se sent dans les vapes, on a des sueurs, des difficultés à parler...
_En hyperglycémie, on a souvent envie d'aller au toilette, on a aussi envie de boire beaucoup...
Il existe deux sortes de diabète :
_le diabète insulino dépendant : type 1, c'est le diabète des jeunes, le pancréas ne fonctionne plus. Il n'y a que l'insuline comme traitement.
_le diabète non insulino dépendant : type 2, c'est le diabète des vieux, le pancréas fonctionne encore un peu, mais il faut l'aider grâce à des médicaments.
Je suis aussi anémique. C'est un manque de globules rouge et de plaquettes. Il n'y a que les transfusions comme traitement. Au début, j'étais transfusé tous les mois, puis ce fut toutes les 3 semaines et ensuite toutes les 2 semaines. Maintenant, c'est toutes les semaines. Ma fatigue n'a donc plus le temps de s'installer. Avant, j'étais extrêmement fatigué, je n'en pouvais plus et ne faisais que me reposer sans pour autant être mieux. Aujourd'hui, si je suis fatigué, c'est pour autre chose.
A cause des transfusions, j'ai trop de fer dans le sang. Je prend donc un médicament qui permet de le stabiliser .
Je manque aussi de globules blanc, ce sont les défenses immunitaires. Je peux donc attraper n'importe quoi. Comme traitement, j'ai 3 injections par semaine.
Les médecins réunissent mon handicap et mes maladies ensemble, ils parlent de cytopathie mitochondriale. Je ne saurais pas vous expliquez, mais je crois que ça vient des cellules.
Voilà, ce n'est pas compliquer à gérer, j'y arrive. Je suis bien entouré, par ma famille et mon entourage, mais surtout par mon fiancé qui est toujours là, près de moi.